Deuxième victoire pour Pex/Preda à l’ORC

Deuxième victoire pour Pex/Preda à l’ORC

L’ORC Canal Rally constituait la première véritable confrontation entre les trois R2 de Pex, Weatherley et Quigley. Sous un soleil radieux et avec des spéciales impeccables, la météo ne risquait pas de perturber la fête. De plus, l’ORC est un terrain bien connu des trois équipages. Pourtant, le duel tant attendu n’a finalement pas eu lieu. Pex/Preda ont jailli des starting blocks comme un boulet de canon et ont immédiatement pris la tête. Sean et Colin Quigley pouvaient suivre correctement, mais sont restés prudents après leur lourde sortie de route de l’an dernier, qui avait mis fin à leur saison. Weatherley/Layland manquaient eux aussi de rythme pour leur première épreuve belge de l’année et ont choisi de monter en puissance progressivement.

Même scénario en Historic. Davies/Parry avaient l’intention de répéter leur victoire du Salamandre, même si l’opposition à l’ORC était d’un calibre nettement supérieur. Matériel de pointe ou non, la M3 s’est immédiatement installée en tête du classement Historic. Il ne manquait pas grand-chose à Anderson/Martin, mais un solide affrontement avec Barnes/Paynter se profilait tout de même. Les premières spéciales se sont déroulées sans encombre pour tout le monde, mais à mi-rallye, la malchance a commencé à frapper. Thorne/Webb ont dû composer avec un intercom capricieux, tandis que Bristow/Sayer et Freeman/Williams avaient déjà quitté la course.

Pendant ce temps, rien ne pouvait arrêter Pex/Preda. L’équipage a bien tiré tout droit à une occasion, mais sans grande perte de temps. Les Quigley, eux, ont perdu de précieuses secondes derrière la Porsche immobilisée de Meulders. En tentant de les récupérer, ils sont à leur tour sortis large et n’ont pas pu redémarrer la Fiesta immédiatement, ce qui leur a coûté encore plus de temps. Peu après, Weatherley/Layland ont crevé et ont vu s’envoler leurs espoirs d’un bon résultat. Packer/Thomas se rapprochaient discrètement du top vingt pour leurs débuts à l’ORC, mais ont eux aussi dû abandonner. Dommage, car ils semblaient en route vers une belle performance.

Davies/Parry allaient finalement dominer la catégorie Historic — non seulement en FIRC, mais aussi au classement général, s’il vous plaît ! Les pilotes locaux n’avaient aucune réponse face à la rapide M3. Même la légende Paul Lietaer a dû s’incliner, et il a également terminé derrière Barnes/Paynter au classement final. Encore une prestation de haut niveau pour l’équipage de la 106, qui compte désormais un large public belge. Anderson/Martin ont dû s’avouer vaincus de justesse face à la Peugeot, mais terminent tout de même deuxièmes FIRC Historic devant Thorne/Webb. Sans leurs problèmes d’intercom, ceux-ci auraient peut-être pu viser plus haut. Gavin Smith/Vincent ont roulé leur propre course mais ont effacé leur abandon du Salamandre, tandis que l’homonyme Allan Smith (avec Purdy) a connu davantage de soucis avec ses différentiels. Enfin, Allfrey/Fellowes disputaient leur première épreuve avec leur 205 GTi fraîchement reconstruite et, malgré des problèmes de démarreur et d’alimentation en carburant, sont parvenus comme l’an dernier à devancer le pilote local Ver Eecke dans sa… Porsche GT3 !

Des vainqueurs clairs donc, avec un Pex/Preda intouchable qui a manqué de peu la deuxième place au général. Barnes/Paynter n’ont rencontré aucune opposition en 2RM, tout comme Davies/Parry en Historic. Mais la course peut aussi tourner autrement : nous adressons toute notre sympathie à l’infortuné Garry Elswood qui, avec son copilote Ian Harden, est tombé en panne en route vers l’épreuve,  une courroie de direction assistée cassée, impossible de tourner, impossible de réparer. Après six heures d’attente pour la dépanneuse, la voiture de location récupérée en urgence est elle aussi tombée en panne ! Au moment d’écrire ces lignes, l’équipage est toujours en Belgique, en attendant la réparation de leur voiture. Pas de rallye pour eux, mais au moins des vacances belges inattendues, un petit point positif malgré tout.

Dans à peine deux semaines, il sera déjà temps pour le Rallye de Wervik, qui fêtera son cinquantième anniversaire. À bientôt !