Un bel anniversaire à célébrer, un plateau doté d’une allure nationale et un soleil radieux : tout laissait présager que la 50e Rallye de Wervik serait un véritable feu d’artifice. Mais la fête n’a malheureusement pas eu lieu pour plusieurs équipages contraints de déclarer forfait. Smith/Purdy et Allfrey/Fellowes n’ont pas pu réparer leur voiture à temps après les dégâts subis à l’ORC, et Weatherley/Layland ont dû renoncer à la dernière minute en raison d’un problème inexplicable sur leur C3.
Wervik n’est pas vraiment l’épreuve la plus facile du Challenge, et les fortes pluies des jours précédents pouvaient laisser craindre des conditions très boueuses. Finalement, cela resta raisonnable, même si les premières spéciales ont offert quelques moments chauds à cause de coupures traîtres et glissantes. Les premières victimes furent les frères Quigley, partis en tête‑à‑queue avant de terminer dans un champ — dans un virage qui en a surpris plus d’un. Sans dégâts heureusement, mais le ton de leurs débuts à Wervik était donné.
La KP2 fut en revanche fatale pour les autres rookies, père et fils Sanderson. Première rallye en Belgique, première fois à écrire leurs propres notes, et directement dans une épreuve impitoyable — mais avec un coach expérimenté comme Gawaine Clark à leurs côtés, la confiance était là. Un cardan cassé immobilisa la 205 dès la KP2, mais après leur redémarrage dans la deuxième boucle, ils signèrent rapidement des chronos prometteurs.
Chez les historiques, nous avons également vu plusieurs nouveaux venus. Anderson/Martin, malgré leur grande expérience en Belgique, n’avaient encore jamais roulé à Wervik — tout comme les nouveaux du FIRC Yates/Lee et Roberts/Bos. Tous s’en sont très bien sortis : un début prudent et une montée en rythme progressive étaient clairement la bonne stratégie. L’équipage de la Galant a pris la tête des historiques et ne l’a plus jamais lâchée, même si battre Paul Lietaer n’était pas au programme cette fois. Une quatrième place générale chez les historiques restait de toute façon un excellent résultat. La performance du rallye est peut‑être venue de Yates/Lee, qui ont placé leur superbe Porsche à la deuxième place des historiques et à la 33e place du général, juste dans le sillage d’Anderson/Martin.
Geoff Roberts, accompagné de « notre » Juha Bos, découvrait entre‑temps les petites routes de Flandre‑Occidentale. Après une courte adaptation, les temps sont rapidement tombés, même si les deux hommes n’ont pas résisté à une petite visite dans un fossé. Smith/Vincent ont signé — presque traditionnellement — un rallye impeccable et ont ainsi hérité de la troisième place chez les historiques. Webb/Bates ont fermé la marche dans la catégorie avec leur magnifique Cortina, qui a de nouveau attiré beaucoup de regards. Juste devant eux, nous retrouvions père et fils Smith, fidèles à leur rendez‑vous annuel à Wervik. Ils ont remporté la 2RM, certes en tant que seuls engagés de la classe, mais personne ne leur en voudra : le duo est trop sympathique.
Pendant ce temps, un équipage dominait une fois de plus les débats. Pex/Preda étaient intouchables en FIRC et se sont même hissés dans le top dix du général, même si Pex père a dû s’incliner face à son fils Stan. Les Quigley, malgré le temps perdu après leur erreur, ont décroché la deuxième place du FIRC et ont terminé juste devant Anderson/Martin au général. Quant aux Sanderson, ils n’ont finalement pas pu éviter un fossé après leur redémarrage — un incident qui a mis un terme définitif à leur rallye. Beaucoup de travail en perspective pour l’équipe, avec une 205 sérieusement abîmée.
Après un printemps FIRC bien chargé, il sera bientôt temps pour le troisième rendez‑vous dans la Westhoek : la semaine sacrée du Rallye d’Ypres. De nombreux amis traverseront à nouveau la Manche pour regarder ou participer, comme BP Rally avec Scott Barnes, Jeremy Packer et Glyn Thomas. Pex/Christiaens seront bien sûr également présents. Chez les historiques, nous verrons Tomas et Eurig Davies, John Morgan/Llynos Jones et Waterman/Davies. Beaucoup de visages familiers au départ — et sans doute encore plus le long des spéciales. La fête s’annonce belle.









